bou-arada-autempsdescolons.wife

 
 
      Dans cette page vous trouverez tous les souvenirs inclassables ou en attente de trouver leur place .

      PHOTOS: 
 
            
                   
 
   FACTURES  :  (fournies par Jacques GUICHARD)  

                     

BILLETS DE BANQUE  :    

                
 ( Présentation Hervé PELADAN )

TIMBRES
                  ( Présentation Hervé PELADAN )

LA DEPECHE TUNISIENNE :  http://ouestfrance.cd-script.fr/opdf/1939/07/03/85/1939-07-03_85_07.pdf              

Professeur Nimbus :   Les spectacles de TUNIS :

OBJETS:       Je devais avoir 5 ou 6 ans, mon grand père NICOLAU m'avait acheté une tirelire sur le marché de BOU-ARADA , grace à l'esprit conservateur de ma grand'mère j'ai toujour ce "souvenir" en bonne place sur une étagère :




 Les fables de KADDOUR ben NITRAM     

 Fableshttp://www.alger-roi.net/Alger/sabir/sabir.htm 

 Vidéo : http://www.alger-roi.net/Alger/sabir/sabir.htm 
Le bar Marius
 


Chez BICHI à La Goulette

 ARTICLE RELEVE DE CHEZ ILIES OU ILYES. SUR LA GOULETTE...EN AVANT...

 
Le poisson complet de chez Bichi.
 
"Comment comprendre cette dénomination de poisson complet sinon de l’opposer aux filets de poissons et aux bâtonnets panés vendus sur tous les étals de nos poissonniers. Ainsi un poisson complet serait un poisson dont on peut encore voir les écailles la tête et la queue ?
Pour tous ceux qui n’ont pas connu La Goulette, la définition est suffisante, mais sans verser dans une sirupeuse nostalgie on est bien obligé de reconnaître que le poisson complet de chez Bichi et sa ‘testira’ sont à rajouter aux sept merveilles du monde.D’abord le poisson complet de Bichi est un plat populaire, on est loin de la cuisine raffinée et subtile des princes et des rois, et pourtant tout un cérémonial préside à sa préparation.
Le restaurant Bichi était une petite maison de rez-de-chaussée et un vaste espace couvert de tables et de chaises qui s’étendait sur le trottoir de la principale avenue de Goulette Vieille et même dans la rue au point de gêner le passage des voitures qui devaient se frayer leur chemin au milieu des clients. Au fond le vrai décor était la rue, qui la nuit venue s’éclairait de guirlandes lumineuses pendues aux banches des arbres. Combien de convives, pouvait accueillir Bichi, difficile à dire mais dans la douceur des nuits d’été délicatement rafraîchies par une légère brise marine sans aucun doute plusieurs dizaines. Le maître des lieux avait poussé la coquetterie jusqu’à l’installation d’un aquarium à eau de mer dans lequel s’ébattaient des poissons qui un jour ou l’autre terminaient leur vie dans une assiette bienveillante.
Tout le monde ne mangeait pas le même poisson chez Bichi, le mulet était réservé aux juifs car c’étaient eux qui en étaient les plus friands, les Italiens préféraient le rouget ou la daurade, la clientèle française avait une prédilection pour le loup, les arabes, quant à eux préféraient se replier sur les cafés maures et les ‘fteïrs’ (marchands) qui se trouvaient à proximité et qui proposaient des casse-croûtes tunisiens, les briks à l’œuf ou les ‘fteïrs’ (fameux beignets à l’huile).
Le poisson était accompagné de sa ‘testira’ ou ‘kaftéji’, ensemble de légumes composé de poivrons, courgettes, pommes de terre frits, découpés après la friture, mélangés et épicés au karoui (carvi) sur laquelle trônait un œuf poché à l’huile d’olive. Pour frire le poisson on récupérait l’huile de friture des poivrons, c’est elle qui donnait un goût incomparable au poisson. Cet assemblage de légumes et de poisson a pris le nom de poisson complet. Après un pareil dîner restait-il encore une place pour une autre gourmandise ? On restait en général sur ce plaisir rare et on sacrifiait au thé à la menthe que le patron vous offrait en hommage pour avoir eu la bonne idée de lui rendre visite. Bichi était un homme simple et affable, personne ne l’a jamais vu habillé autrement, qu’avec son tablier noué autour de la taille, il faut dire que son tour de taille était plutôt imposant, nourri à la bonne cuisine juive il avait pris, avec l’âge, une certaine ampleur. Bichi (personne n’a jamais su si c’était son nom, son prénom ou un surnom) commandait sur une armada de serveurs, sûr du savoir faire culinaire de ses cuisiniers, il préférait déserter la cuisine et évoluer au milieu de ses clients ; il avait l’œil à tout, tel un chorégraphe, il réglait le ballet et le va et vient incessant des serveurs.
On n’était jamais déçu chez Bichi, tous les pêcheurs de La Goulette lui réservaient leur meilleur poisson, et lui en commerçant averti, les faisait tous travailler en leur achetant à tour de rôle le résultat de leur pêche."

Ce brave BIchi est mort dramatiquement. Il portait tous les lundis la recette de la semaine à la banque à Tunis. Il faisait le trajet en voiture  dans sa 4cv par la  route qui longe le lac et la voie du TGM. Un lundi durant le trajet aller, sa voiture à pris feu et il a brulé à l’intérieur....avec sa recette.  Triste fin...
La dernière fois que nous avons été à la Goulette, il y avait  encore une affiche ''chez Bichi''
je vous joints une photo prise chez Bichi. Nous n'y  sommes pas mais vous reconnaitrez : Augustin Faggianelli, à coté, sa femme Henriette (sœur de papa), en face d'elle, Henri son frère et face à Augustin son frère Antoine Faggianelli. C'était un soir d'été 1960. 

Hubert GOUSSAUD
 

LES PETITS METIERS

 
 
Au Kram , le  marchand de granite avait devant lui un baquet de bois à l’intérieur  duquel se trouvait un cylindre en laiton. Entre les deux, il mettait de la  glace en morceaux qu’il salait de temps en temps avec du gros sel afin de  la conserver aussilongtemps que possible. Il versait dans le recipient  une sorte de citronnade légèrement blanc-verdâtre pour la granite au  citron ou rouge pour la granite à la fraise naturelle. Il faisait tourner  le cylindre toujours dans le même sens, celui des aiguilles d’une montre.
 Apres un certain temps, le liquide projeté sur les parois du cylindre de  laiton, déposait une pellicule glacée et une légère buée se formait.
Ensuite, avec sa palette, le vendeur remplissait, au choix du client, soit  des verres soit des cornets de tailles différentes.
Souvent, avant de  retourner l’après-midi à l’école ou au lycée, je me payais, pour 5 ou 10  centimes, le kif de savourer une granite.
Mais ce qui  différenciait ces marchands de granites, c’était leurs efforts pour  attirer les clients. Tous les moyens étaient bons: pitreries ou parfois  tenue vestimentaire extravagante. Je me souviens particulièrement de l’un  d’entre eux qui portait un nœud papillon avec une petite lampe qu’il  arrivait a allumer en faisant des contorsions des plus comiques avec sa  tète et tout cela
accompagne de : « Sers pour Monsieur, Sers ! Sers pour  Madame, Sers ! »
Un autre marchand qui se trouvait avenue de Paris,  face au square de Verdun, se distinguait aussi par ses pitreries, ses contorsions, ses gestes et ses cris.
Le nom  » la  granite » est certainement d’origine sicilienne (de l’italien  granita). Cependant « la granite » est légèrement différente de  la granita, aussi appelée granita siciliana en italien, qui est un met  rafraîchissant typique de la Sicile.
Elle se présente sous une consistance  d’un sorbet à base de glace pilée.

Le Marchand de  Frigolos
 
SOUVENT DANS LES  APRES-MIDI, EN FIN DE SIESTE, DANS LES RUES OU SUR LA PLAGE, ON ENTENDAIT  LE MARCHAND DE FRIGOLOS S’ANNONCER PAR SON CRI « FRIGOLOS ! FRIGOLOS BIEN  GLACES » PARFOIS ACCOMPAGNES PAR « FRIGOLOS, D’CHEZ BEBERT ! LE VENTRE EN  L’AIR ! Ou « FRIGOLOOO bien Glacé ! Chez BEBEERT bien Frappé !  »
« LI FRRRIGOULOUS BIEN GLACI  FRRRIGOULOUOOOO CHI BIBERT LE RROI DI GLACES.  »

En pleine canicule, il était  difficile de ne pas céder a la tentation de savourer ces petits rectangles  de glace enrobés de chocolat et recouverts d’un papier argenté. Le marchand de frigolo ouvrait sa boîte isotherme et nous offrait un choix de parfums : pistache, vanille, noisette, chocolat. On les savourait avec  bonheur en les suçant jusqu’au bâtonnet servant de support à la  glace.

Le Marchand de  Caramel
 
Le marchand de  Caramel et de gaufrettes parcourait les rues en faisant claquer une sorte  de sabot (qui faisait un bruit équivalent à celui des castagnettes) :
«  CARAMELS GAUFRETTES GAUFRETTES CARAMELS ». On le rencontrait souvent  lorsqu’on allait se promener.
Il portait en  bandoulière un cylindre en métal au-dessus duquel se trouvait une  mini-roulette afin de participer à une loterie. On faisait tourner cette  roulette et une languette de cuir marron pointait finalement sur le numéro  qui permettait parfois de gagner…. Un ou deux autres de ces caramels  marrons enrobes en partie d’un papier blanc !
Par son sens de la «  promo », il attirait les enfants qui n’avaient aucun mal à persuader les  parents de profiter de la « bonne affaire ».

Le marchand de  figues de barbarie
 
Je me souviens du  marchand de « indi » ou Guerguèb » – figues de barbarie. – qui souvent, a  l’approche de l’été, s’installait
en face de chez nous, au Passage ou  ailleurs. « Guergueb –  Guergueb – Hara b’dourou – Hara b’dourou – (Figues de barbarie … ! Les 4  pour 5 sous) »
Le marchand avait  une simple brouette où s’amoncelait une pyramide de ces fruits (mis au  frais) de tailles différentes dont « les teintes pouvaient avoir des  nuances allant du rouge vermillon au vert le plus éclatant en passant par  celles du jaune ».
D’un goût succulent, leur seul défaut était qu’ils  étaient recouverts de piquants à peine visibles. Aussi le marchand, avec dextérité, les coupait a l’aide d’un canif bien aiguisé : « Il coupait  légèrement l’écorce épaisse une première fois en son milieu,en prenant  soin de ne pas égratigner la pulpe puis, tranchait les deux extrêmités  pour laisser apparaître la pulpe de couleurjaune (ou rouge/violet), avec  les ‘pépins’ ». Il nous les présentait « comme dans un écrin ». Il n’y  avait plus qu’à les « cueillir » et les déguster. Mais il fallait modérer  la consommation afin d’éviter la constipation !

Le Rémouleur  (L’aiguiseur de couteaux)
 
Exerçant  généralement son activité dans les rues des villes et villages, le  rémouleur proposait ses services pour aiguiser couteaux, ciseaux et autres  rasoirs
On pouvait entendre  dans les rues du Kram la « mélodie » caractéristique du  rémouleur :» A liguiser  les couteaux A liguiser liciseaux, Vlà le rémouleur !  »  ou « A-la-guise-les  couteaux, A-la-guise –les ciseaux……Remouleeeur » ou  « Riiimouleurrrr!!!  Aiguisez les couteaux, aiguisez les ciseaux!!! » (A dire en  chantant)

Robavecchia  (brocanteur)

Dans les rues du  Kram, retentissait assez souvent le cri du robavecchia (brocanteur)  : « roobavecchia !  roobavecchia !,Marchand des habits » ou « EÏ!!…. EÏ!!…. EÏROBAVEKIA!!!  EÏ RRRBAVEC RRRBAVEC RRRBAVEKIAAAA!!! » ou  « ROBAVECCHIA MARCHAND DE  BOUTEIILES. »

« En fait, le  « robavec », comme certains l’appelaient, achetaient les vieux habits, les bouteilles de verre et tous les objets dont on voulait se  débarrasser. »
 De l’italien «  vieilles choses, vieilleries, vieux vêtements » (en fait le dialecte  populaire était un mélange d’arabe, de français, d’italien et de  judéo-arabe). Le « robavec » faisait des affaires surtout durant la  période précédant le« grand ménage » ou on essayait de se débarrasser de  vieux habits et autres objets inutiles.. Ses affaires ont prospèré lors du  départ définitif des nombreuses familles qui ont du céder a des prix  dérisoires (parfois pour une « bouchée de pain ») des objets qu’ils ne pouvaient pas transporter (meubles, cristallerie, les objets fragiles  intransportables……). On l’appelait par la fenêtre : «ROUBAVEKIA!  ET LA, IJAI CHOUF ! »

Marchand de Melha  ou Bnina
Le marchand de  melha ou bnina portait un plateau d’osier sur la tète et vantait sa  marchandise : Melha bnina ! Melha bnina !.
En fait ces graines de lin  salées et grillées  étaient vendues dans de petits cornets en  papier.
En Tunisie, ce sont  grillées et salées que les graines de lin sont consommées, habituellement  après la sieste. Le sel aide le
corps à garder son eau sous les  températures très chaudes. Les kramistes nomment cette collation  « melhaoubnina » qui veut dire « salées et  bonnes ».

Ces graines dont  nous étions si friands ont la propriété de régulariser le transit  intestinal et avaient été utilisées aussi pour la préparation d’un  emplâtre  qui servait à soigner certaines affections pulmonaires  saisonnières. Grâce à son taux élevécd’oméga-3, elles réduisent les  risques de souffrir d’athérosclérose. Elles régulent les rythmes  cardiaques ce qui diminuent directement les risques  d’arythmie.  Semées, ces graines  donnent de belles fleurs bleues.

Le marchand de  Beignets – Le Ftairi
Au Kram, se  trouvait le marchand de beignets. Juche a un mètre de hauteur sur un bâti  carrèle, assis en tailleur devant sa bassine d’huile bouillante, il  confectionnait des beignets chauds .Il était habille d’un large saroual  noir et d’une chemise claire.
Il était coiffé de la chéchia rouge  traditionnelle, il portait une moustache à la fois abondante et bien  taillée.

« Le ftairi  trônait au-dessus d’un immense bac à huile circulaire encastré dans ce  bâti. « Des clients mangeaient debout leur beignet a l’huile, tout chaud,  dans des assiettes de fer-blanc. A l’extérieur, d’autres clients  attendaient d’être servis. Ils devaient rapporter des beignets pour toute la  famille. »
« Ce qui  m’impressionnait le plus…
« Le beignet  prenait forme, la croute occupait le centre, les contours se  boursouflaient.
L’aide, quant a lui, enfilait les beignets « a emporter  » dans quelques brins d’alfa afin de nous faciliter le transport jusqu’à  la
maison. Tout était minuté. »
Les marchands de  beignets viennent traditionnellement de l’extrême-sud, des oasis  lointains. Leur boutique est aussi logis : le « ftairi » et ses  aides dorment dans la soupente 'sedda) attenante à l’échoppe. Un gros réveil trône  derrière le ftairi : car il se lève avant le jour pour allumer son feu et  mettre en train son poêle. Assis en tailleur, le maître trône derrière ses  instruments.
Debout, respectueusement, de l’autre côté du poêle, le  premier assistant rêve du jour lointain où, devenu patron, il aide à lafriture, encaisse l’argent, rend la monnaie, arbitre le conflit entre deux  gamins qui, chacun, prétendent être le premier.  Le second assistant est  plus effacé. Il se dissimule au fond de la boutique. Son rôle consiste à  jeter une poignée de copeaux dans le feu chaque fois que le maître lui  fait signe. C’est la vestale des beignets.
Le ftairi en est le maître, et  le premier assistant le  » chargé des relations publiques »

 Le « Breikeji  »
Il était assis  derrière sa table (parfois recouverte d’un marbre), avec à côté de lui un  grand récipient rempli d’huile bien chauffée. Apres avoir huilé sa table,  il prenait une petite boule de la pâte qu’il avait préparée  préalablement, et l’étalait avec un rouleau a pâtisserie ; puis après  avoir ouvert un œuf cru sur la pâte, il ajoutait du persil et de l’oignon  (haches finement et « revenus » sur le feu) ; parfois, à la demande, il  ajoutait un peu de thon (et de la purée de pomme de terre), et finalement  une pincée de sel et de poivre. D’un tour de main, il refermait la pâte  par-dessus et envoyait la brick « faite a la main » dans le
récipient bien chauffé et il en ressortait une brick dorée et craquante.

Le Marchand de  Jasmin
 « Il tient dans sa main son  fond de commerce, son revenu, son capital et notre plaisir. Il vend des  fleurs pour s’acheter du pain. Il offre des parfums pour permettre de  survivre. C’est le marchand de poésie qui passe « Yasmin, yesminnne  ! ». Qui refuserait d’embaumer celle qu’il aime, ou de se donner un  instant le plaisir de humer le petit bouquet rond qui exhale une odeur de  Paradis ? Qui voudrait rabrouer le pauvre marchand vagabond, le jasmin à  la main ? Il est pauvre et modeste. Mais c’est pourtant un buisson embaumé  qui se promène et nous tente. « Jasmin, le beau jasmin! ». Il va  des terrasses de café aux plages de l’été, de l’ombre des ficus de  L’avenue Habib Bourguiba aux ruelles de la Médina. Il est le printemps en  balade et l’été en école buissonnière, il est l’ambassadeur des jardins en  fleurs, il est la fraîcheur qui passe. « Jasmin, joli Jasmin! ».
Il sait élire la table où règne la bonne humeur et où on lui fera fête. Il  tient entre cinq doigts son petit commerce. Mais, ne vousy trompez pas :  c’est aussi pour l’amour de l’art et le plaisir des fleurs qu’il court les  rues en répétant : «yasmine,  yasminne»

Le marchand de  glibettes et de cacahuètes
 Le marchand de  cacahuètes, muni d’un plateau en osier, garni de cornets de graines, qu’il  portait au bout de son bras tendu ou posé sur sa tête sur un coussinet,  s’annonçait de loin en criant dans un sabir franco-italo-arabe   cacaouïa, gloub, simens,glibettes,  pistaches… ».“Cacahuiette vala  vala vala vala ah oui oui”
 « C’est bien  sûr notre fameux Ravaillac.. Cacahuetes,  glibettes!!
Cela se passait  comme ça à la plage de la Goulette; OUI-OUI (je l’appelle ainsi, mais on  pourrait l’appeler Ravaillac suivant la plage) distribuait ses cacahuetes  et avec une mémoire phénoménale, récupérait ses millimes le soir dans les  différents cafés de la Goulette: café AMOR, café VERT, café Miled ou café  Jilani..glibette,  glibète (de l’arabe galbe  “ coeur ”, “ pépin ”, “ noyau ”). Grain de tournesol et parfois de courge  grillé et salé, passe au
four, qui se consomme à tout moment de la  journée.
Dans les salles de  cinéma, par rangées entières, les mangeurs impénitents de “ glibettes ” ne  respectent personne : dans le noir de la salle, non contents de jouer leur  affreux concert, ils ne cessent “ innocemment ” de cracher leurs épluchures sur leurs voisins de devant, lesquels font la même chose encore  devant, etc.
Dans les  principales artères de la ville, des vendeurs de “glibettes” s’installent  parfois avec leur plateau en osier devant les salles de cinéma. Ce qui a  fini par exaspérer certains directeurs de salle de cinéma qui ont décide  d’afficher a l’entrée de leur salle :  » Interdit chewing-gum et  glibettes

 Le Marchand de  kakis
 « BIAN FRAIS LI KAKIEEEE.  »
Le marchand de  kakis (une sorte de gressin salé, nature ou au sésame), avec son panier  d’osier, qui était toujours là en cas de petite faim après une partie de  volley, de raquettes de plages…on le servait aussi pour  l’apéritif

Fahem..Le  charbonnier.
-Sa mûrchandise  noire était contenue derrière une charrette tirée par un âne ou une mule.  Une bascule à main qu’il tenait en
équilibre par son milieu, reposée sur  son tas de noirceur. Un plateau pour les poids et un autre plus large et  plus grand pour peser son charbon souvent mouillé, une astuce malhonnête  qui lui faisait gagner du poids et de l’argent. Il commençait d’abord à  poser de gros petits blocs puis à mesure qu’il avançait dans sa pesée les  morceaux devenaient de moindres importances
pour finir par quelques  poignées de ‘shak’, poussière. Tout était question de choix dans la  marchandise; pour un kilo la cliente ne récoltait que des menus morceaux  d’importance, des brindilles calcinées, pour plus volumineux elle avait  droit à de bons morceaux qui se consumaient moins vite dans le canoun.  Mais même dans ce cas là, le ‘shak’ était obligatoire  …
-’Melle éhdèkè lézèm, yè léllè…!’  (‘Il en faut madame…!’)

 Le Vitrier  ambulant
Une spécialité  plutôt tenue par des italiens ou des maltais, rares étaient les juifs qui  colportaient derrière eux une sorte d’échelle, sans échelon, adossé à sa  voûte lombaire. Il criait souvent son métier comme tous les vendeurs  ambulants…Une fois invité à réparer, il ‘pesait’ ‘ youzen’ d’un simple  coup d’œil le travail puis annonçait son prix souvent amplifié pour  arriver à
un compromis assez convenable. Une fois, le marchandage terminé,  il prenait la mesure du’ foss’ ( carreau de vitre) et allaitl’acheter  chez le droguiste.

Le ‘Tonsseur’ de  chien

 Spécialité des  gitans, des gens du voyage ou des maltais. Il faut savoir qu’à la Goulette, rares étaient les personnes qui avaient un chien dans leur  appartement sauf celles qui avaient une villa. Quoique, nous en avions, un  de Bobby, c’était son nom. Le plus souvent, ils couchaient dans les  balcons quand le temps le permettait ou dans les terrasses. La tonte se  faisait
souvent à l’approche du printemps, le tondeur muni d’une tondeuse  à main, taillait dans la masse chevelue, souvent court à lalimite de la  ‘calvitie’. 
Parfois quelques ‘tiques’ dormantes, dérangées par le  ‘bourreau’, se retrouvaient coincées d’entre les lames. Très adroits et  vifs, ils étaient payés au forfait. Et suivant la taille du chien. Ils  tondaient aussi les moutons dans les
écuries. Toujours à la même  période.

 Le Plombier ou  ‘lahem’ ( soudeur)
Il accumulait  parfois les deux fonctions; une grosse boîte à outils derrière son dos ou  en bandoulière, il arpentait les rues au son de sa voix ‘ Plombierrrr’  ‘Hlakmi’ ‘Lahèm’. Dans sa boîte, toute sorte d’outils pour ce faire. Il  réparait indépendamment les fuites et les robinets, les cuvettes en zinc  trouées et usées avec de la brasure en baguette spécialement faite à cet  usage. Il
frottait d’abord les abords du trou avec une sorte de graisse  blanche ensuite il posait un peu de ‘tungstène » en baguette qu’il chauffait avec un outil à bec. Une fois la pointe de son instrument rougie  sur un primus, il apposait sur la matière à souder, autant de fois qu’il  le fallait, le bec chauffé, pour étaler sa ‘mixture’ toujours en y  ajoutant un peu de cette graisse dont je ne me rappelle plus le nom. Bref,  sa soudure finie, il versait de l’eau pour bien se rendre compte de sa  bonne finition. Ou alors, si le récipient était trop étroit, il soufflait  dedans pour sentir si son souffle s’échappait ou était resté emprisonné  dans la fiole.
Son prix était assez variable, bref il y avait toujours  palabre à la fin des travaux.

La faiseuse de  feuilles de briks
Une de nos voisines  était une faiseuse de feuilles de briks. On la disait très douée,  puisqu’on venait de loin pour en acheter chez elle. Je la revois  aujourd’hui assise par terre, comme le marchand de beignets. Elle avait, à  sa droite, une grande cuvette pleine de pâte molle, et devant elle, une  poêle de cuivre renversée, chauffée presque au rouge, au-dessus d’un grand  primus.
Elle prenait dans sa main un morceau de pâte avec lequel elle  touchait délicatement la poêle chaude. Ce geste se répétait
jusqu’à  couvrir toute la surface de la poêle, et à chaque fois on entendait un  bruit qui ressemblait à celui d’un fer chauffé qu’on trempait dans l’eau.  Ces bruits secs m’accompagnaient souvent quand je faisais mes devoirs.  Puis comme par magie, elle détachait aisément la feuille et la posait sur  la pile de feuilles déjà refroidies.
 

SITES RECOMMANDES : 
  Généalogie Algérie Maroc Tunisie, cliquer ici :   http://www.genealogie-gamt.org/

Trois générations DUBREIL en Tunisie , cliquer ici :http://xhennequin.free.fr/genealogie/memoires/Dubreil-histoire%20famille.pdf

Site à farfouiller, interressant sur la Tunisie : http://www.lexilogos.com/tunisie_carte.htm

Histoire de l'afrique du nord en images :http://l.auberge.espagnole.free.fr/hist0000.htm

Statues et monuments de Tunisie :
http://www.edusfax.com/sfaxreader/french/1957Kazdaghli.pdf

VIDEOS

La tunisie agricole 1946  :  

 COLLEGES et LYCEES 

        Emile LOUBET      :  http://ct-emile-loubet.niceboard.com/
      Lycée CARNOT   :  http://www.carnottunis.com/
   Lycée CAILLOUX :  http://la.marsa.free.fr/    
  Les MARISTES    :   
http://www.maristes-tunisie.fr/index.html


 
 
Musiques :      
                     
Edith Piaf             :  http://www.youtube.com/watch?v=rKgcKYTStMc
 
                                http://www.youtube.com/watch?v=f6wTxk39Wns&feature=related
 
Luis Mariano      :   http://www.youtube.com/watch?v=saicArPhf3Y
                                http://www.youtube.com/watch?v=Nz077mLRhoo&feature=related
 
Rocco Granata        :       http://www.youtube.com/watch?v=0wXiJgCRH4Y&feature=related 
           
                                  http://www.youtube.com/watch?v=d2DjyPoyCcE&feature=related
 
 
                                 
 
 Elvis Presley       :  http://www.youtube.com/watch?v=INvDKxw1O3Y&feature=related
                                  http://www.youtube.com/watch?v=FJsQSb9RFo0&feature=related

 CHACHACHA      :  http://www.youtube.com/watch?v=KuunSXYnmeE

 Dario Moréno     :   
https://www.youtube.com/watch?v=DGdcCLyPC_U
 
                              http://www.youtube.com/watch?v=tvbXk9xWSlM 

Guy Béart              :  http://www.youtube.com/watch?v=NkV8JQKSvdA
 


                                                                                                 



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